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Pyramidion de Senrès lniouhay

Au Nouvel Empire, la chapelle de la tombe des particuliers est parfois surmontée d’une pyramide de brique dans laquelle est ménagée, à l’est, une niche destinée à contenir une statue du défunt adorant le soleil levant. La pointe de cette pyramide est constituée d’un pyramidion, élément rapporté en pierre, généralement sculpté sur ses quatre faces. Le pyramidion de Senrès et de sa femme Iniouhay présente une décoration qui permet de déterminer précisément son orientation d’origine.

Calcaire H. : 43,5 cm; La. : 36,5 cm; Pr. : 50,5 cm Nouvel Empire, 19e dynastie, vers 1295-1186 av. J.-C. Paris, musée du Louvre, département des Antiquités égyptiennes, E 30433 Transfert des collections du musée Guimet, 1948 Bibliographie : Rammant-Peeters 1983, p. 68-69, doc. 63; catalogue d’exposition Journey to the Afterfife 2006, p. 94, 102, n° 128

Au centre des faces est et ouest se détache une petite niche à corniche en haut relief, surmontée d’une représentation des déesses Isis et Nephthys agenouillées en adoration de part et d’autre d’un pilier djed d’où émerge une croix ankh animée qui soulève un disque solaire.

À l’intérieur de la niche, Senrès et son épouse sont agenouillés et rendent hommage au soleil levant à l’est, couchant à l’ouest.

Portant de hauts cônes d’onguent et de fins costumes plissés à l’aurore, ils se parent de lourdes perruques et endossent chemise et châle à la tombée de la nuit. Les faces sud et nord ne sont décorées que sur la pointe du pyramidion. Sur chacune d’elles, deux babouins adossés se dressent et adorent chacun la forme du soleil vers laquelle ils sont ainsi tournés. Les légendes, adaptées selon l’orientation, précisent: « Adorer Rê quand il se lève dans l’horizon oriental du ciel » pour l’un et« Adorer Rê quand il se couche dans le bel horizon occidental » pour l’autre.