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Thoutmosis Ier

Troisième souverain de la XVIIIe dynastie (1530-1520 av. J.-C.). Fils d’Aménophis 1er.

Il fut l’un des premiers grands conquérants de l’histoire égyptienne, il créa un vaste Empire qui assura à l’Égypte la prospérité et la richesse, tout en la préservant de toute possibilité d agression directe venue de puissances étrangères. Les exploits militaires furent plus importants qu’ils ne l’avaient jamais été – tant en Afrique qu’en Asie.

En l’an II de son règne, Thoutmosis 1er pénétra profondément au Soudan, il fit sculpter sur les rochers de Tombos un hymne de victoire; il commença à se créer alors une mythologie de roi-héros, les textes s’imprègnent désormais d’un lyrisme épique, réaliste souvent, prélude aux épopées ramessides:

Il a terrassé le chef des Nubiens; le Nègre que son poing saisit est sans force, sans défense[ … ] Il n’y a pas un survivant parmi les Hommes-aux-cheveuxcrépus qui s’étaient insurgés contre sa protection, il n’en reste pas un seul. Les Nubiens sont à terre, massacrés, rejetés sur le côté, épars sur leurs terres … La peinture de leur bouche est comme un flot de pluie battante [le sang qui s’écoule … ]. Son nom maintenant a rejoint le circuit du ciel, il a touché les extrémités de la terre.»

Thoutmosis Ier (1530-1520 av. J.-C.) Troisième souverain de la XVIIIe dynastie. Fils d’Aménophis 1er.

En fait, il conquit le territoire soudanais jusqu’à la 5e cataracte. En Asie, Thoutmosis 1er atteignit l’Euphrate pour la première fois. Afin d’assurer durablement la victoire il déposa, au bord du fleuve, une stèle-frontière, que son I petit-fils Thoutmosis III trouvera encore debout une cinquantaine d’années plus tard – stèle qui marque de manière symbolique la limite septentrionale de l’Empire d’Égypte. Ces engagements guerriers, dont nous connaissons mal parfois le détail, entraînèrent de multiples aventures pour l’armée égyptienne: ainsi en est-il du Butin des Éléphants, récit que la fille du roi, Hatshepsout, fit sculpter dans son temple funéraire :

 

 

 

 

 

 

La vaillance du roi ramena des éléphants de ses victoires dans les pays du Sud et les pays du Nord … Sa Majesté atteignait le pays de Niy lorsqu’il rencontra ces animaux; une chose semblable n’était jamais arrivée à aucun de ses prédécesseurs. Alors il ramena en Égypte les éléphants de ce pays et les donna au temple de son père Amon.

Les textes nous renseignent insuffisamment sur l’origine des peuples qui voulurent s’opposer à l’avancée égyptienne dans. le nord: des Amorrites (?), vraisemblablement, des Mitanniens, déjà. Thoutmosis Jer créa l’Empire d’Égypte, allant sur son char, en tête de son armée, sur les chemins de l’Afrique et de l’Asie. Mais cette hégémonie égyptienne, ainsi constituée, va vite susciter des ambitions rivales.

Thoutmosis III devra longuement s’opposer, notamment, à celles du Mitanni, quelques décennies plus tard.