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Roi snéfrou

Trois pyramides portent le nom du fondateur de la IV dynastie, Snéfrou : une à Meidoum, la plus contestée, et deux à Dahchour, les plus étonnantes. En fait, il serait plus juste de penser que la plus ancienne, la pyramide de Meidoum, appartient plutôt à son père, Houni.

Statue du roi Snéfrou

Statue du roi Snéfrou que vous retrouverez dans la salle 32 du Musée du Caire

 

Du moins, pense-t-on, il en aurait commencé la construction que son fils se serait chargé d’achever. Quoi qu’il en soit, la solution adoptée, ici, témoigne des nouvelles exigences dictées par l’évolution du tombeau pyramidal: construire encore plus haut et encore plus pentu. Certes, l’élévation d’une pyramide parfaite tente les constructeurs mais, conscients d’un manque certain de maîtrise, ils optent pour un moyen terme : un édifice à huit degrés, comblés par un élégant parement en calcaire donnant, au bâtiment achevé, l’aspect d’une vraie pyramide de près de 92 mètres de haut. On ne sait si, un jour, ce résultat a réellement été obtenu puisque rien ne subsiste de la partie supérieure. Pour certains, la pyramide se serait effondrée, avant même la fin de la construction, à cause, sans doute, du poids bien trop important du revêtement prévu. Cependant, des graffiti, trouvés à proximité, expliquent plutôt que la pyramide se serait effectivement écroulée, mais, beaucoup plus tard, à la XVIII dynastie.
Les pyramides de Dahchour marquent une étape, nouvelle et significative. La plus ancienne, communément appelée « pyramide rhomboïdale », possède un aspect des plus insolites : elle se caractérise par un brusque changement de pente à mi-hauteur encore très discuté par les égyptologues. Les uns mettent en cause la mort prématurée du roi ; il aurait alors fallu accélérer les travaux pour pouvoir enterrer Snéfrou dans sa pyramide, puisque c’est la seule qui, avec certitude, puisse lui être attribuée. Les autres accusent les déboires de la pyramide de Meidoum. Se rendant compte de son instabilité, les maîtres-d’ œuvre auraient préféré abandonner l’élévation d’une pyramide parfaite pour éviter tout incident.
Enfin, avec la « pyramide rouge« , on atteint pour la première fois le but si longtemps recherché : l’élévation d’une pyramide parfaite. Mais, malgré cet exploit qu’on ne saurait taire, l’examen de cet édifice ne peut tromper personne. Sa conception prouve que certaines contraintes techniques n’ont pu encore être résolues.

Pyramide Rouge

Pyramide Rouge, photo envoyé par Ghani Atreides

La pente adoptée est inférieure de 10° à celle pratiquée chez Chéops : donc, logiquement, à bases sensiblement égales, la pyramide de Snéfrou est moins haute de plus de 40 mètres. En résulte un édifice plus massif et moins élancé.

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