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Epoque thinite et Ancien Empire en Egypte

La véritable naissance politique de l’Egypte se situe vers 3100 av. j.C. avec les Ier et IIe dynasties, dites thinites à cause du nom de la capitale de ce royaume, Thinis, en Haute Egypte (jamais retrouvée mais localisée près d’Abydos).

IIIe dynastie

Avec la IIIe dynastie commence l’Ancien Empire. L’administration est bien en place.

La centralisation monarchique devient de plus en plus poussée. Seul le clergé forme dès cette époque un corps à part, exerçant une tutelle spirituelle par le sacre des rois. On assistera donc à une lutte d’influence pour le pouvoir absolu entre les pharaons et le clergé. La VIe dynastie voit une révolte généralisée. L’Ancien Empire s’effondre ; l’anarchie s’installe dans toute l’Egypte et on voit naître des principautés autonomes.

En Nubie, la politique agressive des premiers souverains égyptiens a chassé les populations locales (Groupe A) vers 2900 av. j.C., entraînant un  » vide humain » dans cette région.
Pendant cette période s’étendant des premiers souverains thinites à la fin de l’Ancien Empire, la tombe évolue vers une plus grande monumentalité. On attribue à cette tombe le terme de mastaba, du nom arabe signifiant « banc » à cause de sa ressemblance, dans sa forme primaire, avec une « banquette« .
Au début de la période thinite, la superstructure de ce mastaba devient plus solide. Elle est constituée de quatre murs en briques crues, l’espace vide étant comblé par du sable, elle est recouverte de parements verticaux à redands dits « en façade de palais« .
Vers le milieu de la Ier dynastie, les proportions des mastabas augmentent. On aménage des escaliers de briques crues descendant au fond de la fosse menant à la salle funéraire. Celle-ci est munie d’un plancher et ses parois sont lambrisées, des murs de renfend y délimitent des séries de niches profondes ne correspondant pas entre elles. Des magasins pour les provisions funéraires entourent la sépulture.
Au cours des IIe et IIIe  dynasties, on assiste à un développement de l’infrastructure (salle funéraire et salles adjacentes). L’escalier est peu à peu remplacé par un puits vertical aboutissant à la plate-forme du mastaba.
La face Est de la super structure est aménagée de niches (une ou deux) qui sont censées être les portes de la tombe par lesquelles l’âme peut rester en communication avec les vivants.

IV dynastie

Avec la IVe dynastie, des éléments nouveaux apparaissent : la table d’offrande, dalle de pierre placée à terre sur laquelle des aliments ou représentations d’aliments – les modèles – sont disposés, et à la cachette aux statues nommée serdad (déjà présente dans les tombeaux royaux de la IIIe dynastie).

Il s’agit d’une petite pièce aveugle ménagée dans la maçonnerie et abritant une statue du défunt parfois accompagnée de celles des autres membres de sa famille. L’usage de la pierre se répand ; quant au principal élément de l’infrastructure, le caveau, il est situé au fond d’un puits dont la profondeur ne cesse d’augmenter, dans le but de décourager les voleurs.
La conception du tombeau évoluera aux Ve et VIe dynasties avec une multiplication des pièces de la superstructure, communiquant entre elles et débouchant sur une cour.
La décoration en relief s’accroît et s’enrichit. Les parois se couvrent de scènes de la vie quotidienne du défunt. Celui-ci se distingue par sa taille au moins trois fois supérieure à celle des autres personnages, lui permettant d’embrasser le déroulement des différentes scènes inscrites sur plusieurs registres. Il n’est jamais fait allusion à la mort.

Certaines représentations deviennent des « classiques » telle la « pancarte« , ainsi nommée dans le jargon des égyptologues, qui donne la liste et la quantité des provisions de bouche nécessaires à la survie, ou celle du défunt face à une dressoir supportant des pains.

Au cours de la VIe dynastie, certains personnages réserveront une partie des parois pour y graver les hauts faits de leur existence.
Le culte par l’offrande est très matérialiste et le demeurera plus ou moins tout au long de l’histoire. Parmi les objets funéraires déposés dans la tombe, hormis les modèles d’aliments  » prêts à consommer », on trouve des modèles de brasseurs, de pétrisseurs qui fabriqueront dans l’au-delà le pain et la bière indispensables à la nourriture du défunt.

Des aiguières, des bassins, des vases à parfum etc., complètent le mobilier. On trouve aussi des lampes en pierre qui, remplies d’huile, servaient à éclairer les lieux lors des célébrations des fêtes des morts (fêtes-ouags).

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